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01 août 2020

Boîte à outils hivernale de l'APWA - Surmonter une tempête hivernale


Wilfrid Nixon, Ph.D., P.E., PWLF, Président, Professional Snowfighters Association, Iowa City, Iowa; membre du sous-comité de l’entretien hivernal de l’APWA

Le mot système peut être défini comme « une procédure organisée ou établie ». Sans doute que vos opérations hivernales sont à la fois organisées et établies, et sans trop d’efforts, cela en fait un système. En quoi est-ce important? Si vos opérations peuvent être considérées comme un système, alors elles peuvent être optimisées et gérées, ce qui est important dans les deux cas.

À bien des égards, nous ne pouvons même pas parler d’optimisation d’un système tant que ce système n’est pas géré. Mais être géré ne suffit pas. Le verbe gérer peut être défini par le fait de « manipuler ou diriger avec un certain degré de compétence ». Cela engendre la question suivante : quel est le degré de compétence? On peut supposer qu’un système géré de manière optimale (qu’il s’agisse d’opérations d’entretien hivernal ou autre) est quelque peu optimisé! C’est-à-dire qu’un degré important de compétence est employé dans la gestion de ce système.

Enfin, assez de jeux de mots : comment faire pour que cela fonctionne réellement? Comment faire en sorte que nos opérations (nos procédures) aboutissent à un résultat qui corresponde à ce que nous voulons? Cela nous donne un bon indice : qu’est-ce que nous voulons? La réponse standard est probablement « des routes sécuritaires », mais cela peut nécessiter un peu de raffinement.

Parce que notre objectif n’est pas seulement d’assurer la sécurité, nous devons aussi assurer la mobilité. Nous devons rendre les routes non seulement sécuritaires (nous pourrions le faire en fermant la route), mais aussi utilisables en toute sécurité par les automobilistes. Il existe plusieurs façons de déterminer si une route est sûre ou non, et la bonne nouvelle est que ces méthodes deviennent plus objectives à mesure que de nouveaux capteurs et de nouvelles techniques sont mis au point. Alors qu’il y a dix ans, nous aurions déterminé qu’une route était sécuritaire uniquement sur la base d’une inspection visuelle (p. ex., si les voies ne sont plus couvertes par la neige et la glace), aujourd’hui, nous pourrions plutôt (ou même aussi) mesurer l’adhérence sur la route et déterminer ainsi si l’adhérence est revenue à un niveau qui rend la route à nouveau sécuritaire et utilisable.

En bref, une exigence clé d’une bonne gestion des opérations hivernales est une déclaration claire (ou à tout le moins une compréhension claire) de ce que nous essayons de réaliser. Qu’il s’agisse d’une valeur de friction de 0,6, de voies dégagées ou simplement d’un manteau neigeux bien entretenu, nous devons savoir ce que nous voulons et nous devons être capables de déterminer (facilement et de manière répétée) quand nous sommes au point d’arrivé voulu.

Mais une bonne gestion est plus qu’un simple objectif bien défini. La vie (et les opérations hivernales) n’est pas seulement une destination, c’est aussi un parcours. En plus de ce résultat désiré, nous devons également suivre les efforts que nous avons déployés pour y parvenir. Combien de temps et de matériaux a-t-il fallu pour dégager la chaussée? Le temps pourrait également faire partie de notre résultat désiré, tout comme dans une organisation visant une chaussée dégagée au plus tard 12 heures après la fin d’une tempête, par exemple. Mais une autre mesure du résultat est le nombre de personnes/d’heures d’effort qu’il nous faut pour y arriver.

Et cela amène le troisième aspect d’une bonne gestion des opérations hivernales : connaître la difficulté du parcours. Chaque tempête est différente, et si certaines tempêtes sont une douce promenade jusqu’à l’épicerie, d’autres sont une randonnée pénible sur l’Hindu Kush (ou elles peuvent donner cette impression!). Là encore, savoir à quel point le « parcours » est difficile pour une tempête donnée est un élément essentiel de la gestion de nos opérations. Bien gérer un « parcours » facile est louable, mais bien gérer un « parcours » difficile (cette randonnée sur l’Hindu Kush) est quelque chose qui mérite d’être célébré!

Ainsi, une façon de penser à la bonne gestion des opérations hivernales est de considérer chaque tempête comme un « parcours ». Une bonne gestion implique ensuite de savoir où le parcours s’achève, à quel point il sera difficile et quels efforts sont déployés pour arriver au bout. Cette année a certainement été un « parcours » difficile jusqu’à présent. Nous espérons que la fin est presque en vue!

Vous pouvez communiquer avec Wilfrid Nixon par téléphone au 319 594-4447 ou par courriel à wilf@psassoc.org.

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