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01 avril 2020

Boîte à outil hivernal de l'APWA - Se protéger des surprises


Se protéger des surprises

Wilfrid Nixon, Ph.D., P.E., PWLF, Président, Professional Snowfighters Association, Iowa City, Iowa; membre du sous-comité de l’entretien hivernal de l’APWA


L’une des choses les plus susceptibles de faire ressortir les exclamations d’un public de football pendant un match est le blocage de côté, dans lequel un joueur est bloqué et ne le voit jamais venir. Le résultat, du point de vue de la personne bloquée, n’est pas plaisant! Dans la vie réelle, comme au football, lorsque nos élus sont pris au dépourvu par quelque chose, les résultats finaux ne sont pas agréables!

En ce qui concerne les tempêtes hivernales, c’est souvent un peu complexe. Après tout, nous nous fions aux prévisions et si ces prévisions sont inexactes, nous sommes tout aussi pris par surprise par elles que n’importe qui d’autre. Comment éviter que nos élus ne soient surpris par ce qui se passe lors d’une tempête hivernale?

Un équilibre est nécessaire ici. Si nous leur fournissons trop d’informations, ils vont les ignorer; ils ont déjà bien assez à faire pour se plonger dans les moindres détails. Ils comptent sur nous pour s’assurer qu’ils entendent parler des choses essentielles et qu’ils ne se laissent pas submerger par tous les détails. C’est ce que nous sommes censés faire après tout!

Quel type d’informations devons-nous donc partager avec nos élus lorsque nous sommes confrontés à une tempête hivernale? Quelle quantité d’information est suffisante et non excessive? Je suis reconnaissant à Mark Ray, le directeur des travaux publics de la ville de Crystal, dans le Minnesota, et à Bret Hodne, le directeur des services publics de la ville de West Des Moines, dans l’Iowa, de partager ce qu’ils font.

Les principales informations qu’ils fournissent (et l’expérience montre que cela est très apprécié par les membres de leurs conseils respectifs) sont des détails sur ce qu’ils attendent de la tempête à venir et un bref rappel de la manière dont ils prévoient d’y faire face. Je pense que ce dernier point est vraiment crucial. Évidemment, vous ne voulez pas leur récapituler toutes vos politiques, plans et procédures en matière de neige et de glace pour chaque tempête, mais il n’y a pas de mal à dire des choses comme : « Comme toujours, nous commencerons par nos itinéraires prioritaires et lorsque ceux-ci seront dégagés, nous passerons au déneigement des rues résidentielles », si c’est ce que vous faites. Cela les aide lorsqu’ils reçoivent les inévitables appels leur demandant pourquoi les chasse-neiges ne sont pas allés dans une certaine rue et leur permet de répondre aux préoccupations du public en lui rappelant le processus en place.

Il est également utile d’utiliser ces communications pour traiter de tout ce qui sort de l’ordinaire et qui est en développement. Ainsi, lors d’une récente tempête qui a frappé West Des Moines, la prévision de quelques flocons s’est avérée inexacte (mais jamais erronée; seule notre compréhension des prévisions est erronée!), et près de 3 cm de neige sont tombés. Cela signifiait que les rues résidentielles devaient être déneigées, et un courriel a donc été envoyé au conseil municipal pour l’en informer, lui expliquer comment les restrictions sur le stationnement avaient été mises en œuvre (à 18 heures pour que les travailleurs aient le temps de rentrer chez eux et de déplacer les voitures si nécessaire, plutôt qu’à 16 heures, ce qui aurait été idéal du point de vue des opérations), et lui donner des « munitions » pour répondre aux préoccupations des citoyens (le cas échéant) quant aux raisons pour lesquelles les rues résidentielles n’avaient pas été déneigées plus tôt.

Mark Ray et Bret Hodne envoient tous deux ces brefs courriels pour chaque tempête, et des mises à jour sont fournies si nécessaire. Tous deux rapportent que les membres de leur conseil sont très reconnaissants de ces renseignements, en particulier lorsqu’un événement inhabituel se produit. Et tous deux indiquent qu’ils pensent que cette façon de faire est une très bonne idée. Alors pourquoi une organisation ne ferait-elle pas une telle chose?

Dans les travaux publics, nous avons tendance à vouloir fonctionner en tant que « service de l’ombre ». Nous faisons le travail sans causer de problèmes, et si personne ne nous remarque, c’est généralement considéré comme une bonne chose. En fait, si nous nous retrouvons sous les projecteurs, nous avons tendance à penser que c’est une mauvaise chose, car si quelqu’un dit quelque chose sur nous, nous supposons généralement qu’il ne dira rien de bon. Toutefois, je crois que cela fait du tort à notre profession, et ce, pour deux raisons.

Tout d’abord, ce que font les gens des travaux publics, à tous les niveaux d’une organisation, est vraiment important. Les professionnels des travaux publics sont les premiers à intervenir. Nous assurons le fonctionnement et l’exploitation des infrastructures de nos communautés, assurant ainsi la sécurité des membres de nos communautés de diverses manières, et pas seulement par l’entretien hivernal. Les gens doivent savoir que ces rues ne se dégagent pas toutes seules, et que ces feux de signalisation ne fonctionnent pas parce qu’une fée des feux de circulation les fait fonctionner. Ce sont de vraies personnes qui font avancer les choses dans les travaux publics, et cela doit être reconnu.

Et deuxièmement, si nous sommes plus ouverts et transparents sur ce que nous faisons, alors le public, et nos élus, deviendront (avec le temps) plus conscients de tout le travail qu’il faut faire pour faire fonctionner une communauté. Cette prise de conscience est d’une importante capitale, alors que les communautés s’interrogent sur la manière dont leur argent doit être dépensé et dont leurs infrastructures doivent être gérées. Nous n’avons pas besoin de crier nos accomplissements sur les toits chaque matin au lever du soleil juste pour faire savoir au monde que nous existons (pour commencer, ceux d’entre nous qui ne sont pas matinaux n’apprécieraient pas!), mais envoyer un courriel avant une tempête hivernale pour rappeler aux membres de notre conseil ce qui va se passer pour que les routes soient sécuritaires et que la communauté continue à fonctionner est une bonne mesure à prendre pour sensibiliser la population à l’importance des travaux publics. Et oui, si cela permet d’éviter que les membres de notre conseil soient pris au dépourvu, c’est aussi une bonne chose!

Vous pouvez communiquer avec Wilfrid Nixon par téléphone au 319 594-4447 ou par courriel à wilf@psassoc.org.

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